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Ligue des champions: Liverpool ou l´instabilité permanente

9 mars 2009 13:20

Velléités de désengagement des propriétaires américains, incertitudes sur l´avenir de l´entraîneur Rafael Benitez, résultats sportifs inconstants: Liverpool affiche son instabilité à l´heure d´accueillir le Real Madrid en 8e de finale retour de la Ligue des champions mardi.

LONDRES (AFP) - Velléités de désengagement des propriétaires américains, incertitudes sur l'avenir de l'entraîneur Rafael Benitez, résultats sportifs inconstants: Liverpool affiche son instabilité à l'heure d'accueillir le Real Madrid en 8e de finale retour de la Ligue des champions mardi.

+ Liverpool est une équipe capable de s'imposer à San Bernabeu, chez un des plus grands clubs du monde (1-0), trois jours avant de remettre en cause toute chance d'être sacrée en Angleterre par une défaite 2 à 0 chez un relégable, Middlesbrough, qui restait sur une série de quatorze matches sans victoire en Premier League. Depuis le début de 2009, outre le Real, Liverpool n'a battu que quatre de ses onze autres adversaires: une équipe de D2 (Preston), deux poids légers de la Premier League (Sunderland et Portsmouth), et un "grand", Chelsea. Cette victoire et celle contre le Real sont symptomatiques du visage du Liverpool de Rafael Benitez. Fin tacticien contre les grosses écuries, l'Espagnol donne parfois l'impression de se désintéresser des matches moins prestigieux. Contre le Real, son club de coeur, il présentera comme à l'aller son premier visage.+ Le parcours erratique des Reds est à l'image de celui de ses meilleurs joueurs. Revenu de blessure à Madrid, Steven Gerrard n'est pas encore à son meilleur niveau. Fernando Torres connaît une saison difficile. Les hommes en forme de Liverpool sont le Néerlandais Dirk Kuyt et l'Israélien Yossi Benayoun. Derrière, l'effectif des Reds manque de profondeur.

+ L'incertitude sur l'avenir de Rafael Benitez n'aide pas à stabiliser le navire. Au club depuis 2004 et très populaire depuis la victoire en Ligue des champions en mai 2005, l'Espagnol a refusé cinq propositions de prolongation de contrat. Il a obtenu le départ d'un "historique", le directeur exécutif du club Rick Parry. Il exige le contrôle total de l'ensemble des aspects du club, du centre de formation à la politique de recrutement. Il n'a pourtant pas toujours été irréprochable dans ce domaine, comme est venu le rappeler le fiasco Robbie Keane.

+ Arrivés au début de 2007, les propriétaires américains du club George Gillett et Tom Hicks sont devenus très impopulaires et entretiennent entre eux des relations désormais difficiles. La crise financière les a déjà contraints à renoncer à bâtir le nouveau stade, Stradey Park, pour remplacer Anfield. D'ici quelques mois, ils doivent rembourser ou renégocier une dette de 350 millions de livres (385 M EUR au cours actuel) contractée auprès de deux banques durement éprouvées par la crise, l'Américaine Wachovia et la Britannique RBS. Face à ces difficultés, ils ont engagé des négociations pour céder leurs parts. Après l'échec apparent de discussions avec une famille koweïtienne, les Al-Kharafi, ils seraient toujours en pourparlers avec une autre, les Al-Sager, et une réunion devrait se tenir "dans les deux prochaines semaines", selon un porte-parole. Mais, pour l'heure, le prix de vente réclamé par les Américains (500 millions de livres) semble trop élevé.

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