MADRID (AFP) - Le club de football de Valence n'en finit plus de sombrer à tous les niveaux: le chantier du nouveau stade est à l'arrêt, les joueurs ne sont plus payés depuis un mois et l'équipe est tombée dimanche à la 8e place de la Liga, très loin de son objectif initial.
Après un exercice 2007-2008 cauchemardesque, avec une 10e place en Championnat et une brève menace de relégation, Valence, qui s'était à peine consolé avec la Coupe d'Espagne, aspirait cette saison aux premiers rôles, sous l'impulsion de ses deux stars David Villa et David Silva.
Mais ces espoirs s'amenuisent journée après journée.
Valence, champion d'Espagne 2002 et 2004, vainqueur de la Coupe de l'UEFA en 2004, n'a plus gagné un match depuis le 1er février (3-2 à domicile contre Almeria en Championnat) et reste sur deux cuisantes défaites en Liga: 2-1 à domicile contre un "petit", Valladolid, et 2-1 dimanche chez la lanterne rouge, Numancia.
Le club, éliminé de la Coupe d'Espagne et de la Coupe de l'UEFA, est à six points de la 4e place, la dernière à pouvoir donner un accès à la lucrative Ligue des champions.Cette absence de succès coïncide plus ou moins avec la période à partir de laquelle les joueurs ont cessé de toucher leurs salaires, le club devant faire face à une situation financière particulièrement délicate, englué dans le remboursement d'un nouveau stade ultra-moderne, qui ne sera sûrement pas prêt comme prévu pour la saison prochaine.
Les travaux ont été interrompus il y a environ 15 jours, car le club, lourdement endetté, ne peut faire face aux dépenses pour la construction qui a débuté en 2007.
Les joueurs, eux, jurent ne penser qu'au terrain. "Tout le monde aime être payé pour ce qu'il fait mais s'il y a un petit retard parce que le club a un problème, je ne vois pas pourquoi nous n'allons plus courir pareil", déclarait mi-février le défenseur italien Emiliano Moretti.
L'avenir du club s'annonce très sombre alors que le nouveau plan de sauvegarde financier, dont est chargé le nouveau directeur général Javier Gomez, pourrait déboucher sur la vente des meilleurs joueurs, Villa et Silva en tête.
"Cela nous ferait mal de voir des joueurs comme eux partir, parce que ce sont de grands joueurs et ils nous aident à viser haut mais la situation du club est ce qu'elle est", reconnaissait il y a quelques jours le milieu brésilien Edu.
Le jeune entraîneur Unai Emery, très prometteur après une excellente saison 2007-2008 avec le promu Almeria (8e), ne sait plus quoi faire pour renouer avec la victoire.
Après la défaite à Soria contre Numancia, il s'est désigné comme le principal responsable de la situation du club au plan sportif et a espéré que son équipe avait "désormais touché le fond" et qu'elle ne pouvait que remonter.
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